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Pézenas d’Antan

Pézenas  d’Antan…

 

Le Marché

 

Article d’Alain Sirventon  paru in extenso dans le Bulletin L’AMI DE PEZENAS N°116-2026-01 P20

Nous présentons deux photographies du marché hebdomadaire qui se tient dans notre cité le samedi depuis 1484, Charles VII l’ayant transféré du jeudi au samedi à cette date.

Il se tenait autrefois sur la place de la Maison consulaire et dans les rues convergentes.

Bien plus tard, à la fin du XIXe siècle, il se tiendra sur l’actuelle place de la République et sur le cours Molière « rebaptisé » par la suite cours Jean-
Jaurès.

Sur la photographie la plus ancienne prise avant 1883, nous pouvons apercevoir le Quay et en premier plan, l’arbre de la Liberté sur l’emplacement duquel sera élevée en 1884, la fontaine de la Marianne (oeuvre de Capellaro).

En outre, il semblerait que des décorations (colonne, arc de triomphe…) aient été dressées pour une fête.


La seconde photographie a été prise après la destruction du Quay survenue en 1883.

Nous pouvons remarquer que toutes les dames présentes sur ce marché portent la coiffe piscénoise.

(Collection Sirventon)

 

Pézenas  d’Antan…

 

Le Quay 

 

Article d’Alain Sirventon  paru in extenso dans le Bulletin L’AMI DE PEZENAS N°114-2025-09 P14-17

Une nouvelle rubrique de L’Ami de Pézenas intitulée « Pézenas d’antan » est inaugurée avec ce numéro de la revue. Elle s’efforcera de présenter au moyen de documents photographiques ou autres, l’aspect que pouvait avoir notre cité il y a de nombreuses années, plus particulièrement aux XIXe et XXe siècles, mais aussi d’évoquer des manifestations et événements survenus à ces époques et quelque peu oubliés depuis.
Ces documents devront parfois être examinés à l’aide d’une loupe afin d’en bien découvrir tous les détails.

Au travers notamment de la plus ancienne photographie de Pézenas connue à ce jour puisqu’elle a été prise en 1852, nous consacrerons ce premier article à l’artère principale de notre ville, le Quay. Le Quay (promenade surélevée) a été aménagé après la destruction de l’enceinte médiévale, sur l’ordre en 1627 de Henri II de Montmorency, à l’emplacement d’une partie des anciens fossés. Il sera détruit en 1883 sous la municipalité de Eugène Argon afin de former une seule rue facilitant la circulation…/…

Pézenas  d’Antan…

 

L’ancienne Caisse d’Epargne 

 

Article d’Alain Sirventon  paru in extenso dans le Bulletin L’AMI DE PEZENAS N°115-2025-12 P16-18

Dans le premier article de cette nouvelle rubrique, consacré à l’ancien Quay, paru dans le numéro 114 de L’Ami de Pézenas, nous avons pu voir sur une photographie de 1852, les vestiges de la dernière tour de l’ancien rempart de la ville, abattue à la fin du XIXe siècle.

À son emplacement, sera élevé un immeuble assez caractéristique des constructions bourgeoises édifiées par de riches familles à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle et dont notre cité possède quelques rares exemples parmi lesquels : le Grand-hôtel Molière (40 place du 14 juillet), l’immeuble Fraissinet-Estève (7 place du 14 juillet), l’imposant hôtel de Juvenel (23 rue Henri-Reboul) et la maison située aujourd’hui 32 cours Jean-Jaurès, dont nous possédons une photographie prise vers 1880,peu de temps après sa construction.

La façade de cet immeuble ornée de deux têtes de lion, de deux médaillons de marbre noir, possédait au premier étage et sur toute sa longueur, un important balcon de fonte sur lequel s’ouvraient trois grandes portes-fenêtres à fronteau, un toit d’ardoises avec trois fenêtres en mansarde, ainsi qu’une très grande entrée.

Par la suite, dans les années 1930, la Caisse d’Épargne et de Prévoyance investira ces locaux*.

C’est à ce moment-là que le grand balcon sera supprimé et les portes-fenêtres du premier étage transformées en simples fenêtres.
La façade du rez-de-chaussée sera entièrement modifiée. L’imposante entrée disparaîtra au profit d’une petite entrée ornée d’une ferronnerie Art déco, située à gauche de la façade et de nouvelles fenêtres seront créées, munies de grilles aux chiffres de la Caisse d’Épargne et encadrées de pilastres et de deux colonnes engagées, surmontées de chapiteaux ioniques.

Bien entendu, l’intérieur sera adapté aux nouvelles fonctions de l’immeuble, le rez-de-chaussée étant réservé à l’accueil et aux bureaux, l’étage servant d’habitation au directeur de l’établissement. Dans les années 2000, la Caisse d’Épargne étant à l’étroit, s’agrandira dans la maison voisine (ancien hôtel Barrès portant le n° 34 du cours Jean-Jaurès) puis en 2012 se déplacera au n° 22 de l’avenue Maréchal-Leclerc où elle se trouve toujours aujourd’hui.

 

 

Lors des derniers travaux effectués dans cet immeuble, le rez-de chaussée a en grande partie retrouvé l’aspect qu’il avait à la fin du XIXe siècle lors de saconstruction, notamment par la réouverture de la grande entrée.
Alain Sirventon