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Chapelles privées

SAUVEGARDE DU PATRIMOINE  

 Les Chapelles privées de Pézenas 

par Alain Sirventon   (ADP décembre 2021 N°99 p4-17)

Il existe encore à Pézenas diverses chapelles privées mais elles ont tendance à êtredésacralisées, parfois même à disparaître complètement, c’est pour cela qu’il nous a paru intéressant d’en faire un inventaire en cette première moitié du XXIe siècle.
Qu’est-ce qu’une chapelle privée1 ? C’est la plupart du temps un édifice de petite dimension et selon le code de droit canonique de 1983 (canons 1226 et 1223), un « lieu destiné au culte divin, avec la permission de l’Ordinaire du lieu (1), pour la commodité d’une ou plusieurs personnes physiques1».

Une autorisation de l’évêque du lieu (canon 1228) permet sous certaines conditions d’y célébrer la messe. Cette autorisation, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, devait être renouvelée tous les trois ans. Dans le cas d’une communauté religieuse, d’un établissement (hospitalier, d’enseignement…), d’une confrérie, ledit code emploie le mot «1oratoire1».

La commune de Pézenas compte actuellement sept chapelles privées situées dans des domaines dont
les demeures seront souvent appelées châteaux à la fin du XIXe siècle après leur «1castellisation1»1;

 

c’étaient à l’origine des métairies ou granges qui deviendront plus tard des maisons des champs
Larzac, Saint-Julien, Montpezat, Roquelune, Le Parc) et parfois des châteaux (Loubatières, La
Grange-des-Prés). Il faut y ajouter une église devenue chapelle (Saint-Jean-de-Bébian) ainsi que la chapelle d’un ancien ermitage (Saint- Siméon).
En outre, huit chapelles situées en ville ont été désaffectées au cours du XXe siècle1 : trois de
communautés religieuses (Ursulines, Filles de la Charité, Soeurs de Notre-Dame-Auxiliatrice), une de confrérie (Pénitents Trinitaires et de Saint- Louis), une d’un établissement d’enseignement (collège) ainsi que trois chapelles à l’usage de particuliers (maison Fesquet, hôtel Malibran, château de Pézenas). Une dernière chapelle (Maison consulaire), désaffectée après la Révolution, a été restaurée à la fin du XXe siècle.
Nous allons donc inventorier ces dix-huit chapelles en les décrivant sommairement et en donnant un bref historique. Les sept chapelles privées de ces domaines ou châteaux ont été construites à diverses époques, la
plus ancienne au XIIIe siècle, c’était alors une église, la plus récente au tout début du XXe siècle, mais la plupart l’ont été au cours du XIXe siècle. Elles étaient le reflet de la piété mais aussi de la prospérité de ceux qui les ont édifiées. Certainesont été construites à l’extérieur du bâtiment principal mais d’autres à l’intérieur et généralement elles étaient équipées des linges, vêtements liturgiques et vases sacrés permettant de célébrer la messe. Deux de ces chapelles (Larzac, Montpezat) possèdent un «1autel privilégié1» (2)…/…

article in extenso dans le Bulletin ADP décembre 2021 N°99 p4-17

 

SAUVEGARDE DU PATRIMOINE  

Rue Victor Hugo

 Chapelle des pénitents

La chapelle des pénitents de la rue Victor Hugo enfin ouverte au public.
Réservé à l’atelier de René Grégonia, aujourd’hui disparu, l’édifice, qui abrite une exposition des oeuvres de Jean-Paul Combettes, est réouvert au public .
Denis Nepipvoda, historien de l’art, nous en fait l’historique et une présentation détaillée :

 ADP N°71 DECEMBRE 2014 P10-16 Les pénitents gris (1ère partie par Denis Nepipvoda)

ADP N°72 MARS 2015 P16-19 Les pénitents gris (2ème partie par Denis Nepipvoda)