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Hôtels particuliers

Les Hôtels d’AGDE DE FONDOUCE, de RIBES et GONTIE

 

 ADP Bulletin 82 Septembre 2017 p13-16 Les Hôtels de Fondouce, de Ribes et Gar Denis Nepipvoda

L’hôtel d’Agde de Fondouce est situé dans l’ancien enclos, près de la porte Faugères, en bordure de l’ancien quartier juif. Il s’agit de l’une des plus importantes et des plusintéressantes demeures construites à Pézenas dans la première moitié du XVIIe siècle…/…

L’hôtel de Ribes La maison appartient au début du XVIe siècle à Tristan Pantard qui en a hérité de son père Bernard. Les maris de ses deux filles, Martin Ribes époux de Marguerite et Guillaume Portal marié à Anne, en reçoivent chacun la moitié. En 1588, Martin rachète la part de son beau frère et devient le seul propriétaire de l’ancienne maison de Pantard. Il reste de cette demeure le passage d’entrée couvert de voûtes sur croisées d’ogives retombant sur des culots sculptés. Ils représentent des animaux, des visages humains ou des monstres fantastiques. Le décor des voûtes et la présence dans l’immeuble de portes palières au linteau chargé d’une accolade permettent de dater l’ouvrage de la fin du XVe siècle ou du tout début du siècle suivant…/…

L’hôtel Gontié – La famille Gontié est documentée à Pézenas tardivement. Elle apparaît dans les archives de la ville au XVIIIe. Plusieurs de ses membres exercent la charge de procureur des pauvres. L’hôtel appartient, d’après un plan dressé vers 1770, à Pierre Gontié, négociant. Il s’agit d’un immeuble qui s’ouvrait à l’origine sur la rue de la Foire. Suite à l’aménagement du Quay en 1627, la maison s’est dotée d’une nouvelle façade donnant sur la promenade. On distingue les traces des anciennes fenêtres à meneaux appartenant à cette campagne. La façade est reprise à la fin du XVIIIe siècle comme en témoignent les garde-corps à décor néo-classique. Un imposant escalier, doté de garde corps en ferronnerie distribue la demeure…/…

 

 

L’HOTEL ALFONSE

 

 

Hôtel d’Alfonce, C’est aussi une histoire de limonade – La Maison Aubert, six générations plus tard.

par Philippe Charleux

ADP Bulletin 91 Décembre 2019 p4-12 Hôtel Alfonce ..par Philippe Charleux

 

 

…/… L’Hôtel d’Alfonce, demeure historique et emblématique du temps où Pézenas était la capitale des Etats du Languedoc, évoque pour nombre de personnes, toute autre chose que des bulles contenues dans une boisson populaire rafraîchissante. Effectivement, lorsqu’il s’agit de cette demeure, nous sommes immédiatement transportés au XVIIe siècle, et chacun d’évoquer, à propos de cet hôtel particulier :

– Diane Plantade, à qui nous devons, au milieu du Grand Siècle la construction de la magnifique loggia de style Renaissance italienne,

– Les magnifiques colonnes torses monolithiques couronnées de chapiteaux corinthiens, qui ornent la galerie située dans la 1re cour et qui sont si rares dans l’architecture civile,

– Le Prince de Conti, qui lors d’une session des Etats du Languedoc, a reçu, ici même, en 1655 chez son ami le baron d’Alfonce, la troupe de l’Illustre théâtre, dirigée par un certain Molière,

– Molière, qui joua ici Le Médecin Volant,

– Et les jardins qui autrefois, embellissaient cette noble demeure, et la rafraîchissaient avec son jet d’eau…/…

 

 

 

Les Hôtels BOUDOUL et MAZUC

par Denis NEPIPVODA

 Article paru in extenso dans ADP 15-03-2016 N°76 p 16-18

L’hôtel de Fulcrand de Boudoul

est traditionnellement situé, suite aux travaux de Jean Nougaret, aux numéros 4 et 6 de la rue Canabasserie….


L’hôtel Mazuc (10, cours Jean Jaurès) L’histoire de l’hôtel Mazuc n’est pas connue avant le XVIIIe siècle. Sur le plan disparu, la maison appartient à Pierre de Grave.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hôtel Cellier de Malevielle

 Au 12 rue Anatole France se dresse la magnifique façade de l’hôtel de Cellier de Malevielle, édifié en 1736 et  qui a été présenté par Jean Nougaret dans le dernier numéro de la revue  « L’Ami de Pézenas »  (numéro 63, page 15).

Paul Blanchet en a assuré l’illustration.Nous vous offrons ici le portefeuille des photos réalisées par notre ami.

 ADP 63 DECEMBRE 2012 P15  par JEAN NOUGARET

 

 

 

Les 3 Hôtels piscénois de la famille Grasset par Denis Nepipvoda

La maison du Châtelain (rue Kleber), l’hôtel de la Grand-rue de Saint-Thibery, l’hôtel de la petite rue du Quay

 Article L’Ami de Pézenas n°67 décembre 2013 p11-14

 

 

De la Nicole aux cabinets médicaux L’HISTOIRE DE L’HÔTEL DES JUVENEL

Le passant qui monte la rue Henri Reboul est surpris par la façade monumentale qu’il découvre sur sa gauche.

Il s’agit de la façade de l’hôtel de Juvenel, seul hôtel particulier à être construit à Pézenas dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Son histoire reste méconnue et bien des mystères entourent encore la construction de cette demeure d’exception.

Le quartier de la Nicole La Nicole est un tènement situé en dehors de l’enceinte médiévale, face à la porte Faugères, sur une petite éminence dominant à l’ouest la cité. Au début du XVIe siècle, il est occupé par quelques maisons, par un atelier de potier ainsi que par des jardins et des propriétés agricoles sappelées dans les Compoix mas.

Ce quartier faubourien se transforme sous l’impulsion des Montmorency. Les gouverneurs font construire une nouvelle enceinte pour protéger les extensions de la ville.

Les travaux, commencés en 1597 s’achèvent en 1604.

Les Capucins, protégés par Henri 1er, s’installent à la Nicole en 1613, les Oratoriens en 1623. Les Pénitents Noirs quittent la chapelle de l’hôtel Dieu pour s’établir dans le quartier en 1659. Arrivées dans la ville en 1618, les Ursulines achètent l’hôtel Paulhan de Guers en 1680.

Le quartier est surnommé par les historiens contemporains « le quartier de la contreréforme ». Le connétable qui réside dans sa demeure de la rue Alliès, y possède plusieurs propriétés à caractère agricole sur lesquelles il projette de construire une vaste demeure. Mais suite à l’achat de la Grangedes- Prés, le connétable cède ses parcelles à Alphonse de Fédéric, son premier maître d’hôtel. Ce dernier entreprend, en 1619, la construction d’une vaste demeure connue sous le nom erroné d’hôtel de Montmorency…/…

 

Le couvent des Capucins

Les bâtiments du couvent des Capucins occupent une surface de 1 500 m2, implantés au coeur d’une vaste parcelle occupée par des jardins et bordée à l’ouest par l’enceinte urbaine. Pour corriger la pente de la colline, les religieux font bâtir une immense terrasse portée par un ensemble de caves voûtées. Ils y construisent l’église, commencée en 1613. Elle ne sera consacrée qu’en 1625 et les bâtiments conventuels terminés dans les l’année 1680.
En 1733, le chevalier Poncet trouve l’église magnifique. Il écrit dans son histoire de la ville de Pézenas : le couvent est un bijou et les jardins sont fort agréables, quoique le jardin soit brulant et qu’il soit borné par les murailles de la ville et la maison de l’Oratoire… Le couvent est saisi comme bien national à la Révolution. Les commissaires signalent qu’il est situé dans la partie la plus éloignée du centre…. et qu’il est plus propre à un établissement public qu’à l’usage du commerce ou de l’agriculture ou à l’habitation des particuliers. Il n’a toujours trouvé preneur au début du XIXe siècle. Les prisonniers de
guerre qui y sont logés ont complètement dégradé les bâtiments.

Une fabrique de produit chimique

À son retour d’Italie, Henri Reboul s’établit en Bourgogne en 1803, après un court séjour à Paris. Il y épouse une demoiselle Rehez de Sampigny. Le couple réside au château de Lalande. La mort de son père le contraint à revenir à Pézenas en 1809. Il achète l’ancien couvent des Capucins qu’il relève de la ruine. La famille possède à proximité une partie de l’ancien hôtel d’Alfonse de Fédéric acquise en 1717 par Paul, le grand-père d’Henri. Elle sert de résidence à son frère aîné Jacques. L’autre partie de la vaste demeure est occupée par la famille de Juvenel. Le couvent fait l’objet d’importants travaux réalisés grâce à l’argent obtenu par la vente de propriétés de Bourgogne. Le soubassement de caves et les élévations sont conservés. Seule la chapelle semble avoir était détruite. Reboul rajoute au gros-oeuvre ancien de nombreuses constructions, donnant aux bâtiments une forme curieuse…./….

 

L’hôtel des Juvenel

En 1850, les bâtiments de Reboul sont achetés par les Oustrin, famille de négociants en vins dont est
issu François Oustrin, futur maire de Pézenas. Ils sont revendus vers 1880 à Xavier de Juvenel, dont la mère était une Reboul, époux d’Henriette de Grasset. La demeure actuelle a probablement été construite à l’occasion du mariage du jeune couple en 1870. Henriette décède en 1890. La maison, toujours propriété de son mari, est alors transformée en pensionnat : le pensionnat Arnaud. Quelques années avant sa mort survenue en 1923, Xavier de Juvenel cède la demeure à son frère Pierre. Ce dernier la vend en 1920 à Georges Capdegelles dont la fille épousera le colonel Raoul Peuchot, maire de Pézenas. Ce dernier rétrocède la maison en 1948 à Mlle Renée Turriès qui la vendra plus tard en copropriété.

Le bâtiment construit par Xavier de Juvenel est exceptionnel. Il s’agit du seul hôtel particulier, avec l’hôtel Plauche, construit à Pézenas au XIXe siècle. L’architecte qui en a donné les plans et les élévations n’est pas connu. Peut-être s’agit-il de Victor Laurent, architecte auteur du château de
Belle-Eaux appartenant aux Latude et du château Saint-Pierre à Montblanc, propriété de la famille de Grasset, selon la tradition locale…/…

 

 

 

ADP Bulletin 90 Septembre 2019 p16-20 De la Nicole aux cabinets médicaux, l’histoire de l’hôtel des Juvenel par Denis Nepipvoda

 

 

Hôtel Montmorency

Questions   Du nouveau sur l’hotel Montmorency.     Mais où est donc passé l’hôtel de Montmorency ?

 

Au 9-13 et 15 de la rue Henri Reboul se trouve l’hôtel Montmorency. Selon la tradition, la demeure aurait été construite entre 1590 et 1600 par Henri 1er de Montmorency, qui l’aurait léguée, en 1614, à Alphonse de Fédérico son premier maître d’hôtel et écuyer de la grande écurie. Selon Jean Nougaret, le plan à la « française » de l’hôtel, avec ses deux cours, écurie et jardin, serait dû à Henry de Montmorecy. Le nouveau propriétaire aurait fait d’importantes campagnes de travaux modifiant profondément l’hôtel du connétable, ne conservant que la grande porte d’entrée. La relecture critique des documents concernant la demeure décrit une démarche totalement différente et nous invite à rouvrir le dossier de construction de l’hôtel.

Peu de choses sont connues sur les demeures des Montmorency à Pézenas. Anne, lors de ses séjours en ville, réside dans l’ancien château seigneurial. Son fils, Henri Ie, possède en 1585 une maison prés de l’hôtel de ville « à la carrière allant de la place à l’escolle » (actuelle rue Albert-Paul Alliès) achetée au chapitre de Lodève. Il est aussi propriétaire dans « les barris » (les faubourgs) de la ville de deux mas situés à la « Nicole » proche de la rue Garegare. Peut-être est-il en train de se constituer une réserve foncière en vue de se faire construire une nouvelle maison ?

En 1585, le Connétable achète, toujours au Chapitre cathédral de Lodève, le domaine de la Grange des Prés. Il y fait construire une demeure entourée de jardins, terminée en 1595. C’est peut-être à ce moment que le projet de construction d’un nouvel hôtel particulier dans les faubourgs de la ville est abandonné, le connétable se consacrant à l’aménagement de sa maison des champs. Le compoix de 1584 indique que les deux mas agricoles sont enregistrés sous le nom d’Alphonse de Fédéric le 27 juin 1614, peu de temps après la donation faite à la Grange des Prés qui a lieu de 13 mars 1614 dont l’acte n’a pu être retrouvé. Rien n’indique qu’une maison ait été construire sur les deux terrains. Le premier maître d’hôtel du connétable se contente probablement de réaménager les bâtiments existants afin de s’y installer.

Les choses changent en 1619 : Alphonse de Fédérico passe contrat avec Pierre Dupred habitant de Pézenas et Estienne Henry maître maçon de Paris pour la construction d’une nouvelle maison. Les deux maçons s’engagent à raser la bâtiment qui se trouve sur le terrain et à le rebâtir entièrement selon le plan et la maquette « que led Sieur en a fait fère rellever en quarton ». Le contrat précise que les entrepreneurs devront « bastir les sept murailhes maistresses de lad maison quy sont les quatre faisant l’anseinte d’icelle et les trois par dedans la basse cour laquelle basse cour sera du costé de la rue ». C’est donc à Alphonse de Fédérico et non aux Montmorency que revient le plan à la « française » de la maison. Ce plan se caractérise par une cour placée du côté de la rue et non en cœur de parcelle comme dans les demeures méridionales. Estienne Henry, originaire de la capitale n’est peut-être pas étranger à l’utilisation précoce de ce plan en Languedoc. Autre trait de nouveauté : l’utilisation de lucarnes pour le dernier niveau, nécessitant la mise en œuvre de toitures pentues différentes de celles construites dans la région.

Il convient aussi de mentionner un autre élément révélé par le prix-fait. Les trois portes placées en enfilade, toujours en place, ont donc été réalisées pour la demeure d’Alphonse de Fédérico. On peut être surpris du caractère différent de ces portes. La porte principale, à l’élaboration savante, rappelle les œuvres de Serlio. La porte d’accès au logis et celle du jardin sont beaucoup plus simples et utilisent essentiellement les bossages en guise de décor. Cette confrontation du raffinement à l’italienne et du rustique « à la française », n’a rien de surprenant dans la première moitié du 17e siècle où les maîtres-maçons et architectes se plaisent à jouer sur le contraste des styles.

Un dernier élément mérite d’être signalé : l’utilisation de toitures en pavillon. Il s’agit de l’un des tout premiers exemples de l’utilisation dans la région de ce type de couvrement. On peut imaginer que la façade donnant sur le jardin ait été cantonnée de corps de bâtiments carrés portant un toit à quatre versants recouverts de tuiles vernissées.

De cet hôtel exceptionnel, il ne reste que peu de choses. Les partages successifs ont fait peu à peu disparaître le parti d’origine. Il serait tentant, cependant, d’en attribuer la conception à Etienne Henry qui, en mettant en œuvre une architecture novatrice, a voulu satisfaire un commanditaire ambitieux : Alphonse de Fédérico, du non duquel on devrait aujourd’hui appeler la maison.

Denis Nepipvoda

Publié avec le concours du Service Patrimoine de l’Office de Tourisme de Pézenas-Val d’Hérault. Photo Porte de l’hotel d’Alphonse de Fédérico, ex Montmorency, rue Henri Reboul (C.Alberge)     Extrait de L’Ami de Pézenas n° 63 – décembre 2012

 

Découvertes archéologiques à Notre Dame du Grau d’Agde, à propos Henri 1er de Montmorency…

(brèves ADP parue dans le n°68 mars 2014  de L’Ami de Pézenas)

Lors des travaux entrepris par la ville d’Agde à Notre Dame du Grau d’Agde, on a découvert une série de sépultures, dont une tombe au centre de la nef qui est vraisemblablement celle d’Henri 1er de montmorency inhumé en 1614 dans cette chapelle….

 

Lire in extenso Brève parue dans l’Ami de Pézenas n°68 mars 2014 p 22

 

 

L’Hôtel des Plantavit de la Pause

par Denis Nepipvoda

Cet hôtel est plus connu des Piscénois sous le nom d’hôtel de jonquières.

Article L’Ami de Pézenas n°68 mars 2014 p13-14