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Guillaume Gely

le Barbier de Mr MOLIERE

Le musée de Vulliod-Saint-Germain de Pézenas s’enorgueillit aujourd’hui de posséder le fauteuil de M. Molière, retrouvéet acheté par souscription en 2009. Il s’agit du fauteuil dans lequel M. Molière venait s’asseoir le samedi (jour de marché) chez son ami le barbier Guillaume Gély, place du marché au bled – aujourd’hui place Gambetta – et de là, dit-on, qu’écoutant les conversations des uns et des autres,
il en fit son miel pour écrire des pièces, farces ou critiques de la société…
La pierre tombale de Guillaume Gély, récupérée du couvent des Cordeliers et déposée en 1943 au musée, est quelque peu effacée mais on y peut lire distinctement son nom et sa date de décès = 1693 ; transmis du père à son fils, puis d’un ami à un autre, le fauteuil de M. Molière a voyagé jusqu’à Paris, failli être vendu aux enchères, mais, retrouvé et réinstallé sous protection, il ne bougera plus de la ville de Pézenas !

On peut suivre ses pérégrinations à travers la généalogie des descendants de Guillaume Gély collationnée à partir des AD 34 en ligne sur internet et dont voici le récapitulatif …/…

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Ledit fauteuil ne reviendra semble-t-il à Pézenas qu’en 1893, le temps d’une souscription, lors du projet d’érection du monument Molière ; le monument lui-mêmesera réalisé en 1897, en marbre, sculpté parl’artiste biterrois Jean Antonin Injalbert (1845-1933). Le monument est toujours dans le square de Pézenas, près de la gare routière, face à l’hôtel Molière.

 

Article paru in extenso ADP L’Ami de Pézenas 111 décembre 2024 p15-17

Le fauteuil de Mr Molière peut maintenant être admiré au Musée de Vulliod Saint Germain

Le 4 juin 2009 , le fauteuil qui n’avait plus paru depuis les fêtes de Molière de 1893 et 1897, est revenu à Pézenas pour se fixer définitivement au Musée de Vulliod Saint Germain.

Pour mémoire, en effet deux fauteuils encadrent la vie de Molière, homme de théâtre. Le dernier, dans lequel il donna la quatrième représentation du « Malade imaginaire », à l’issue de laquelle il trouva la mort, est le plus connu. Il figure comme une relique, sous une chasse de verre, dans le Foyer de la Comédie française, à Paris. Mais il en est un second, connu seulement par quelques uns aujourd’hui, et pourtant vénéré par les moliéristes du XIXe siècle ; il se rattache à un Molière itinérant, courant la province, aux débuts de sa carrière de comédien et d’auteur dramatique : le fauteuil du barbier de Pézenas. »

En savoir plus sur l’histoire du fauteuil