Maison Consulaire
SAUVEGARDE DU PATRIMOINE
Place Gambetta
Maison Consulaire
Ancienne ville de foires, lieu de séjour de Molière et son illustre théâtre, la Ville de Pézenas abrite en son coeur historique un monument emblématique : la Maison Consulaire, siège des sessions des Etats du Languedoc.
Suite à une étude préalable réalisée sur la totalité des bâtiments en grande partie désaffectés en raison de leur état, l’ancienne ruelle de la Boucherie a pu être identifiée.
Le projet global de restauration de la Maison Consulaire permettrait à terme de relier les bâtiments qui offriront de vastes espaces dédiés à des activités culturelles.
Seuls les travaux d’urgence portant sur les charpentes, couvertures et la stabilité de la tour beffroi, sont concernés en première tranche. Ces interventions visent à garantir la pérennité des bâtiments en assurant la mise hors d’eau et la stabilité des structures. (Fondation du Patrimoine)
Le dernier numéro de la revue trimestrielle de l’Association « Les Amis de Pézenas » consacre un numéro spécial (n°108) à la Maison Consulaire. Il paraît en ce mois de mars 2024.

L’occasion de revenir sur les travaux actuellement en cours sur cet édifice pour lesquels une souscription populaire via la Fondation du Patrimoine a été lancée (https://urlz.fr/ntkL) et surtout d’en apprendre davantage sur l’histoire de cet ancien hôtel de Ville, au travers des contributions de Denis Nepipvoda, de Christine Catala ou encore au travers de la réédition d’un article publié par Jean Nougaret en 1979 dans son ouvrage Pézenas. Evolution urbaine et architecturale du 16ème à la fin du 18ème siècle.
La Ville de Pézenas tient à remercier les contributeurs et en particulier l’association Les Amis de Pézenas pour leur soutien à cette opération de restauration de notre patrimoine commun.
Vous pouvez acquérir ce numéro spécial directement chez l’imprimeur (Editions Domens – Rue Victor Hugo) ou à la librairie Lanet (Place de la République).
article Midi Libre Béziers 17 mars 2024
LA MAISON CONSULAIRE , soutenons la restauration de notre patrimoine par Christine Catala
LA MAISON CONSULAIRE , soutenons la restauration de notre patrimoine par Jean Nougaret
avec l’aimable autorisation de Madame Jean Nougaret -extrait de l’ouvrage « Pézenas évolution urbaine et architecturale du XVIème à la fin du XVIIIème siècle » par Jean Nougaret
Notes sur LA MAISON CONSULAIRE DE PEZENAS par Denis Nepipvoda
LE CONSULAT DE PEZENAS
LE BULLETIN – L’AMI DE PEZENAS
La revue aura consacré trois de ses numéros au dossier sur « Le Consulat de Pézenas ».
Le premier numéro (108 – Mars 2024) a accompagné le lancement de la restauration de la Maison consulaire. Il comprenait :
– un appel de Christine Catala : « Soutenons la restauration de notre patrimoine » exposant le programme des travaux.
– un extrait de la thèse de Jean Nougaret, Pézenas, évolution urbaine et architecturale du XVIe à la fin du XVIIIe siècle » (Les Amis de Pézenas, 1979) consacré à l’histoire architecturale de La Maison consulaire.
– des Notes sur la Maison consulaire de Pézenas, de Denis Nepipvoda, complétant et augmentant les connaissances de cette histoire.
Ce deuxième numéro (115 – Décembre 2025) reprend le travail des médiévistes de l’Université Paul Valéry de Montpellier qui présentèrent, lors d’un séminaire au Théâtre le samedi 7 mars 2015 les résultats de leurs recherches sur les registres de délibérations consulaires de Pézenas.
Il comprend :
– une présentation des enjeux d’une nouvelle histoire de ce Consulat par Paul Alliès : Place de Sienne, côté ombre.
– un autre article de P. Alliès mettant en perspective une histoire locale, riche pour les XVIIe-XIXe siècles mais pauvre sur la période médiévale : Pézenas, les historiens et les consuls.
Un troisième numéro (116 – mars 2026) comprendra les Actes du séminaire de 2015 avec principalement les articles des universitaires montpelliérains.
– Cris et chuchotements : la mise en mots du politique à Pézenas par Vincent Challet.
– Délibérer à Pézenas au Moyen Âge, comment se réélabore la politique municipale ? 1373- 1379 par Charles Van Veen.
– un résumé d’un autre article de C. Van Veen : Espace public, pouvoir consulaire et fiscalité royale à Pézenas à la fin du Moyen Âge.
– une synthèse de l’état du chantier de la rénovation par Paul Alliès : La restauration de la Maison consulaire : quels travaux, quels projets ?
Place de Sienne, côté ombre
Ce titre est celui donné (en français), à un roman qui eut en Italie dans les années 80, un certain succès. Il est une belle invitation (on y reviendra) à lire la première livraison du dossier que « L’Ami de Pézenas » consacre au Consulat. C’est pour l’essentiel, la suite et la publication d’Actes d’une étrange et passionnante journée ouverte au public piscénois, le samedi 7 mars 2015 au Théâtre. Les intervenants étaient tous des universitaires, enseignants et étudiants, médiévistes de profession ou en formation à l’Université Paul Valéry de Montpellier. Ils venaient présenter les résultats de leurs recherches dans les archives de la ville. Ce faisant, ils ont ouvert une nouvelle perspective à l’histoire piscénoise, permettant de mieux comprendre les ressorts du « grand siècle » aux XVIIe et XVIIIe siècles, insatiablement analysés.
Pour la première fois sans doute, ils ont découvert et lu des registres de délibérations remontant à 1370. Leur contenu est d’une richesse exceptionnelle et d’une grande rareté.

– Richesse exceptionnelle : Si les archives des villes du Midi (Toulouse, Montpellier, Narbonne, Béziers, Albi) sont faites de pièces évoquant les procédures de sélection de leurs consuls, leurs activités, les contentieux provoqués par celles-ci, ce sont des chartes, des actes, des textes isolés, parfois des chroniques. À Pézenas, il s’agit de véritables registres dans lesquels sont transcrits les moments et les structures de délibérations. Autrement dit un rouage essentiel de l’institutionnalisation des pouvoirs judiciaires et politiques en Occident.
– Rares, ces registres le sont au point d’être quasi uniques dans tout le Languedoc pour cette époque. Si bien qu’ils font de Pézenas un site historique d’exception pour observer et comprendre ce qu’était un consulat à cette période. Pour mieux expliquer aussi la force politique de la ville en deçà des Montmorency-Damville et de Conti.

Que les États décident d’y siéger plus souvent qu’ailleurs n’est pas dû seulement au fait qu’elle serait « ville royale » aimée et protégée par les princes pour sa loyauté. Sa richesse économique, son dynamisme social, peut-être sa vitalité politique en sont la raison première. Elle est en bonne part due à la structure consulaire et c’est bien ce dont témoignent ces archives et ces registres de délibérations.
L’enjeu est donc de taille. L’ample restauration architecturale de la Maison consulaire est l’occasion de rappeler à la société d’aujourd’hui ces généalogies culturelles et politiques. Comme le disait l’étonnant voyageur Marcus Garvey, confronté au système pérenne et acculturel de l’esclavage, « un peuple ignorant de son histoire, est comme un arbre sans racine ». Face aux tendances actuelles à la réinvention du passé, propice à des fabrications identitaires fantaisistes pour parc d’attractions, il importe d’embrasser les vérités de l’histoire.
Dans cette ville qui aime tant s‘associer et faire la fête, qui excelle dans les célébrations festivalières et reconstitutions historiques sur « les pas » ou « le regard de Molière », le temps est venu d’assimiler leurs origines. On y contribuera en examinant deux questions : quelle ville consulaire ? quelle modernité ?
article paru in extenso dans le, Bulletin L’AMI DE PEZENAS N°115 décembre 2025 p 4-14
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